1 décembre 2020

Comment enfin tirer avantage du Rhizome

Hautement envahissante, la renouée du Japon, quand elle est mal gérée, prolifère mettant alors en péril les chantiers et la biodiversité. D’où l’intérêt de la solution Rhizomex qui élimine et valorise la plante invasive…

Grâce au protocole de traitement développé par la start-up , la renouée du Japon ne présente plus ni risque de diffusion ni risque de repousse. Jusqu’ici, pour éliminer cette plante invasive impactant la biodiversité, les gestionnaires de sites ne disposaient que  de procédés coûteux et surtout qui ne tiraient pas avantage des rhizomes , dotés pourtant d’un actif naturel très recherché dans le monde cosmétique ou nutraceutique : le resvératrol. Inscrit dans la pharmacopée traditionnelle chinoise depuis toujours, ce puissant antioxydant utilisé dans la lutte contre le vieillissement est aussi connu pour ses propriétés anti-inflammatoires, anti-nausées, anti-ulcère… Des études récentes l’ont même désigné comme intéressant pour ses effets de régénérescence osseuse post-ménopause…

 

Éliminer ce qu’il faut, et juste ce qu’il faut

« Notre protocole exclusif  d’élimination des renouées, permet de n’excaver que le strict nécessaire mais surtout de récupérer les rhizomes en triant les matériaux in situ et sans impact sur l’environnement », expliquent Luc Jager, fondateur de Rhizomex et Bertrand Godillon, associé, à la direction des travaux. Exit alors, les transports vers des plateformes de stockage avant traitement et de fait, le risque de dissémination du rhizome sur les routes ou le camion. « Notre technologie permet d’éviter tout nouveau foyer de contamination, sachant que les tiges souterraines de la renouée du Japon présentent un caractère hautement proliférant ! »

L’économie circulaire est en marche !

Grâce au protocole développé par la jeune entreprise, la biodiversité est préservée. Sur le terrain, les acteurs du BTP ont bien compris son intérêt et plébiscitent clairement la solution. « Nous avons démarré un chantier test l’année dernière, et en 2020, malgré la Covid-19, nous avons été missionnés sur trois autres opérations », poursuit Luc Jager. Et pour cause, Rhizomex valorise 100% des déchets de chantiers en restituant l’intégralité des matériaux minéraux. En outre, sur place le tri rhizomes/pierres se fait de façon manuelle grâce à du personnel d’insertion… dans le cadre d’une démarche d’économie circulaire jusqu’au-boutiste. Les rhizomes font alors l’objet d’une extraction moléculaire, mise au point par l’Université de Savoie, pour obtenir du revesratrol purifié. Pour la start-up, la prochaine étape, après consolidation de sa méthode d’intervention sur le territoire Rhône-alpin, sera d’adapter son protocole pour aborderle traitement à grande échelle avant de poursuivre vers la valorisation d’autres plantes invasives parmi les 100 espèces identifiées comme délétères pour la biodiversité !

 

L’article sur notre protocole dans le supplément économie circulaire du Moniteur en date du 27/11/2020

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